Poème pour moi-même

Je n’écris plus pour les
gens pressés connectés
pixélisés espionnant
du tout au rien
la constante non-existence
débranchée
plus de poèmes
passionnés
dramatisés
arrachés à la beauté
la belle oui mais laquelle
allez mourir votre vie ailleurs
je garde pour moi ma chaleur
l’air l’espace et mes chaussures
mes précieuses chaussures

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