Nuit tranquille

J’essaie de retrouver les routes, les chemins parcourus, Barcelone? Prague?
Chemins de terre, les jambes et le cœur lourds.
Tu vois la route aride, au loin un champ de fleurs et malgré cela la souffrance.
Puis les montagnes.
Une pluie fine, gouttes perlées sur le visage et les jambes.
Là, il en reste des traces.
Camp boueux maintenant.
Le capitaine crie des ordres.
Alignement, comptage, un corps tombe, reste au sol, dans la boue.
Encore des coups, la pluie et les coups.
La nuit, la route à nouveau.
Au loin des lumières, villages paisibles.
Et de nouveau le silence.
Marcher et mourir sans bruit.
Avancer sur la pointe des pieds.
Usé, fatigué.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *