Arthur Nicolas, se disant voyou

Né :
ou presque né
un jour tantôt flou, tantôt indéfini en ces jours
d’indolence royale

Né :
mâle, avec au bout du nez ses fanions d’extravagances
à venir avant son temps
précipité d’élans prépubères
hors des routes, caracolant, échangeant lavalière
contre ivresse primesautière

Né :
d’une chiquenaude comme il sied, collectionneur de brindilles
pour l’incendie à venir
patins d’acier scellés sur de longs mirages
boursoufflant de honte
les pompeux épuisements

artisan d’une somptueuse défaite, il jette la pierre
à l’innocence coupable, Charlevilain
pourfendeur d’Ardenniais à l’aube fumigène
scatologuant l’intriomphable, paparazzo d’une folie en devenir

ne se trompe qu’en coléreux instantanés, pitoyables rinçures
dit-il, là où les forges de vulcain battent son faire
avant qu’il n’échoue

dérideur de chasubles, rafraichissant de molles voyelles
son cœur saigne à qui veut bien s’en éprendre
lorsque l’estomac dans les talons et les poches crevées
il s’initie debout de bout en bout aux sandales lestées de poux

Arthur Nicolas, iliophile ambassadeur en gilet
sans gousset, pousse de son souffle
les négatifs en développement
rince les parures de leurs crapuleuses certitudes
balbutie d’un béaba l’amour à reforniquer
s’essuie les pieds sur les continents fatigués
mahométant de ci de là d’incertains intérêts
révocateur de divinités
angélus tonitruant sur ses champs à pérenniser
maître-étalon d’avenir à saisir avant inventaire
il signe de sa plume l’injonction du renégat
chantant quoi ?…l’infirmité !

Arthur Nicolas se disant voyou, clignotant sur
la plus haute tour, frémissant long courrier
vers l’Inch’All’Harar d’Adis à Beba
dimanche à lundi reproduits à l’infini
entre fromage et désert, moisissure d’azur

Harari Abdu Nicolas sur un cheval sans pneus
mesure la distance entre le Moi et le feu
elle court, elle court, la maladie des jours
et l’antibiotique absence s’insinue sur son genou

disparue l’insouciance bercée de latines stances
éleveur de vers dans la soupente des transes
une saison à Roches sans dessus deux sous en poche
et la mère que l’on voit tancer
ne vénère qu’un ciel aux rituels encensés

libre art-pitre oublié sur la couche de la postérité
douleur comme seule source d’ébriété
Massalia porte restante pour les littérateurs émerveillés
lui fait son portrait signé et amputé
here’s to you, Nicolas embarque
clopin-clopant de ports en misères
c’est un large buffet de rêves de mystères
d’un corps torréfié, d’une semelle estropiée

coup de feu de l’épaule Verlaine
balle attrapée au viol dans la main
d’où s’écrivit un festin
elle est retrouée, quoi ? L’énormité !
Le jeu fut un autre armant caravanes
de cliques et de claques de Danakils en Ménéliques
canons belges à la santé de l’univers
d’Ardennes en Aden chiffres et Chypre
s’envoilent les voyelles s’envole le voleur

voleur de feu, feu le voleur de douceurs en douleurs
de dédales en cabbales les deniers recréés détalent
face fumante ombrageuse sans arbrisseau
il lui sera loisible de mépriser l’altérité
dans une larme et un sort

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